Faubourg, ô mon amour, je t’aime!

Saint-Jean-Baptiste est une fleur de béton. Dans le cœur de la vie, il reste un quartier hautement résidentiel permettant à ses habitants de vivre à pied, un luxe que beaucoup de citoyens d’aujourd’hui ne peuvent se permettre. À la croisée des Métrobus, tous les chemins mènent à ce quartier qui m’est si cher.

J’ai vécu un coup de foudre avec le faubourg SJB. Pour avoir vu la restauration du clocher de l’église Saint-Jean-Baptiste briller de mille feux, passé des après-midi de doux flânage dans le cimetière Saint-Mattew et avoir connu l’ouverture de la boutique Séraphin et du Tutto Gelato, mon âme est dévolue à rester à jamais dans ce quartier si bobo de Québec. Avec la sensibilité du quartier, pas étonnant qu’on y voit les frasques de l’amour partout. Un premier appartement, l’homme de sa vie, les mariages, les enfants, les divorces, les enterrements, FSJB, ton cœur bat pour les femmes, ton cœur bat pour les hommes, les gais, lesbiennes, bisexuels ou hétéros.

C’est le seul quartier où vous pourriez entendre des déclarations éclatées d’amour ou de haine à grande rue, les lendemains de Saint-Jean-Baptiste. Et là j’y renais, plus ancrée que jamais dans l’amour : amour de la vie, des boutiques et du bouillonnement d’action. Faubourg Saint-Jean-Baptiste, je t’aime. Laisse-moi être à jamais ta marquise.