Le Drague, cabaret club

Le faubourg fut la première terre d’accueil de la communauté gaie et lesbienne à Québec.  Ici, l’amour entre personnes de même sexe était mieux toléré qu’ailleurs. Ici, on a contribué à changer les mœurs. À mon arrivée dans le faubourg, on voyait encore des petits autocollants arc-en-ciel dans certaines portes des commerçants qui annonçaient fièrement que les gens de cette communauté étaient les bienvenus. Ces drapeaux ont presque disparu, sauf au Drague, dernier bar étendard de la communauté GLBT. Au cours des années, le faubourg a vu passer beaucoup d’établissements divertissant cette communauté et leurs amis : le bar Mâle, l’Amour sorcier, le Ballon rouge et le Vénus. Le Drague reste le dernier ouvert. Je suis toujours un peu intimidée de pénétrer dans cet établissement. CQuébec’est comme faire un voyage aux confins d’un autre pays, avec une autre culture, avec d’autres règles, d’autres manières. J’ai rencontré Claude Barabé, dit Réglisse, directeur artistique du Drague, pour qu’il nous parle un peu de l’historique de cet établissement séculaire dans le faubourg.