Qui était Jean Le Sueur? L’origine d’un quartier

Jean Le Sueur était également surnommé l’abbé de Sauveur. Il a été ordonné prêtre vers 1623 et il est devenu par la suite le curé de la paroisse de Sauveur de Thury-Harcourt (diocèse de Bayeux, dans le Calvados) en Normandie. Cet homme de Dieu arrive dans la capitale nationale le 8 août 1634.

Ce personnage historique fut reconnu principalement pour son implication dans la fondation de l’Hôtel-Dieu de Québec, dont il a été le chapelain. De plus, il a été responsable des ouvriers qui se sont chargés de défricher les « terres de Sainte-Marie », près de Sillery, et d’y construire une couvent avant la venue des religieuses en 1639. En 1640, à la demande du supérieur des Jésuites, il est devenu le chapelain de la communauté et il a pris possession de leurs terrains. Il fut le confesseur de ces religieuses pendant plus d’une dizaine d’années.

D’un point de vue plus personnel, on raconte qu’il appréciait agir comme parrain pour les Amérindiens et qu’il affectionnait les chants liturgiques. L’abbé Le Sueur s’éteignit à l’Hôtel-Dieu.

Source : Dictionnaire biographique du Canada

Quelques événements qui ont contribué à l’essor du quartier Saint-Sauveur

1653 ; Jean Le Sueur Sauveur reçoit de l’Hôtel-Dieu un lotissement qui correspond actuellement à la zone située entre les rues Durocher et Montmagny et qui s’étend jusqu’à la rivière Saint-Charles.

1889 : un grand incendie consume près de 500 maisons, ce qui, à ce moment, représente le tiers des habitations de la paroisse. À la suite d’un référendum sur la distribution de l’eau qui se tiendra le 27 septembre de la même année, le quartier se fusionne à la ville de Québec. Durant les trois années qui suivront, le quartier sera en pleine croissance. Cette dernière est en lien avec le développement des équipements urbains tels que le réseau de distribution d’eau, la construction des chaussées et des trottoirs, l’éclairage des rues ainsi que la création d’un poste de police et une caserne de pompiers. Pendant cette période, c’est la rue Saint-Ours, qui deviendra le boulevard Langelier, qui est l’artère la plus convoitée de la municipalité.

Dès 1840, Saint-Sauveur accueille un grand nombre d’ouvriers ayant une situation financière très précaire. Cette popularité vient principalement du fait que les normes permettent de construire des chaumières sans des matériaux anti-feu.

Au début du 19e siècle, le quartier ne cesse de se développer. Cette croissance est notamment attribuable au succès des chantiers navals, du commerce du bois et de l’activité portuaire.

En 1974, les voies ferrées qui parcouraient une portion du quartier, principalement dans le parc Victoria, sont retirées.

De 2006 à 2008, le boulevard Charest se refait une beauté par le retrait du terre-plein, l’élargissement des trottoirs, l’ajout de mobilier urbain et l’aménagement paysager.  Surfant sur cette vague, un grand nombre de projets résidentiels sont lancés.

Source : Wikipédia