Songe d’une nuit d’été version 2.0

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À la demande générale, vous trouverez le texte que j’ai lu, beaucoup trop rapidement, lors de la soirée de lancement du 31 janvier 2013. 

Les pannes d’électricité sont toujours pour moi un bon moment pour faire de l’introspection. Quand il n’y a rien, personne pour me divertir et qu’il n’est maintenant plus possible de lire un roman à la chandelle, j’épuise les dernières forces des appareils électroniques pour rédiger. La page blanche de l’outil Word peut être aussi un excellent éclairage d’appoint.

Le choix de ma playlist de ce soir a une petite teinte de nostalgie. Comme au cinéma, mon histoire est parsemée de rencontres cocasses, de quelques histoires d’amour, de bons copains qui auront su s’accrocher au fort malgré mon impétuosité et d’autres qui auront pris le large à la moindre difficulté. Oufff! Les chansons d’Aerosmith sont passées…

Le groupe cède maintenant sa place à Jack Johnson, les paroles de cet artiste génèrent en moi quelques grandes interrogations philosophiques.  Qu’est-ce qu’une bonne personne? Comment prôner les valeurs collectives lorsque l’individualité est sans cesse mise au premier plan dans notre société de consommation?

Je m’interroge sur ce qui fait que j’agis en louve pour ma meute et que j’offre à ses membres mon affection quasi éternelle. Bon, on ne se mentira pas, certains ont dû subir mes «10 travaux d’Anne-Marie» pour pouvoir réussir leur période de probation.

Pour moi, une bonne personne est en mesure de chambouler son agenda si un ami est dans le besoin, et ce, peu importe l’heure ou l’endroit où il se trouve.

De plus, cette personne sait écouter. Elle ne fait pas seulement boire mes paroles, mais elle sait ramener la conversation quand elle sent que je me disperse parce que je suis aveuglée par ma détresse. Avec elle, je me sens en sécurité et je ne me vois pas dans l’obligation de meubler les silences.

Tout comme en amour, l’amitié n’échappe pas aux devoirs d’honnêteté et de fidélité. Et là, soyons clair, je ne parle pas des relations sans profondeur qu’on désigne comme étant des «connaissances» ou des amis des réseaux sociaux.

Mais encore, une personne que j’estime est en mesure de me faire accepter les choses difficiles à entendre. Elle sait me mettre le nez dans un problème, et ce, sans que je la repousse ou que je fuie la situation.

Mon ordi me dit qu’il lui reste 10 minutes de batterie et m’encourage, avec insistance, à trouver une autre source d’alimentation.

Une bonne personne se respecte elle-même, elle fixe ses limites, elle se présente à moi sous son vrai visage, et ce, avec ses forces et ses faiblesses. J’affectionne la phrase qui dit «rendre plus beau ne rend pas plus vrai», elle me parle énormément dans mes jours gris… Oui, oui, moi, Anne-Marie Goyette, je sais faire preuve de gris. OK, à ce jour, il n’y a que blanc, gris pâle, gris foncé et noir, mais je travaille sur les nuances de gris.